Publicité

warrior...

 

 

Début de la fin de la Seconde Guerre mondiale : l'Allemagne recule, mais refuse d'abdiquer. Un sergent américain (Brad Pitt, bien, sans plus), à la tête d'une section décimée, mène plusieurs missions. Il a le profil de la tête brûlée — son visage et son dos le sont. Un baroudeur, mais rongé par on ne sait quel mal, lié à ce char d'assaut qu'il chérit, et à son équipage, trois hommes soudés, endurcis (dont Shia LaBeouf, celui qui s'en tire le mieux), bientôt rejoints par un bleu terrorisé. Le cinéaste David Ayer, qui fait rarement dans la dentelle, confirme son penchant pour une forme de violence complaisante. Certes, à renfort de gros moyens, il met en scène des situations qu'on ne voit pas si souvent : la confrontation de deux armées au bout du rouleau et aveuglées ; des exécutions sommaires, côté américain ; des soldats qui virent soudards. Problème : il ne cesse de souffler le chaud et le froid, en montrant d'un côté la folie suicidaire de la guerre et de l'autre une forme d'héroïsme musclé et de sentimentalisme très malvenus. — Jacques Morice

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article