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chemin vers....

Elle est vêtue d'un long manteau rouge et traîne maladroitement une petite valise. Liliane est perdue dans l'immense gare de Shanghai, mais parvient, tant bien que mal, à retrouver l'immeuble où vivait son fils, dont elle vient rapatrier le corps. La voisine du jeune homme l'invite à dîner... Tristesses impalpables, silences douloureux : la lumière de Zoltan Mayer, photographe célèbre devenu réalisateur, est belle, sa mise en scène, discrète. Et Yolande Moreau, magnifique, une fois encore.

Ensuite, malgré quelques surprises amusantes (une chanson de Jacques Brel dans un village reculé de Chine), l'intensité faiblit. Evidemment, la mère rencontre la fiancée, ravissante, de son fils. Evidemment, elle prend conscience des raisons qui l'ont poussé à la fuir. Evidemment, elle se transforme au contact d'une culture inconnue... L'émotion vire à l'attendrissement. Tout devient prévisible, alors que le début misait sur l'inattendu. — Pierre Murat Télérama

 

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