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touchant.....

....Intouchable!

Un bon moment....!

(mais qui ne vaut pas tout ce pataquès médiatique tout de même)

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POUR

 

L'un est blanc, l'autre noir. L'un plein aux as et l'autre dans la dèche. L'un habite un hôtel particulier à Paris, l'autre n'a plus droit de cité dans son HLM de banlieue. Ils se rencontrent et deviennent de formidables copains. Racontée un peu vite, cette histoire de contraires qui s'unissent ferait craindre le pire. Mais, en fait, c'est une histoire de semblables qui commence. Et Intouchables la raconte drôlement bien.

 

Tout est affaire de handicap. Celui de Philippe est très lourd (paraplégique après un accident de parapente), celui de Driss est costaud aussi (un zéro de la société). Sur le premier, on a collé l'étiquette « désespoir » et, sur le second, l'étiquette « sans espoir ». Mais, du haut de son fauteuil roulant, Philippe rejette les mines de commisération contrite, et les mines de condamnation affligée glissent sur Driss. Ces deux-là vont se rejoindre au-delà des jugements, au-dessus du lot commun, dans tout ce qui les rend imperméables au simplisme ambiant.

 

Intouchables est l'histoire d'une attitude face à la vie. Une manière d'être dans la légèreté, l'élégance et le rire au lieu de sombrer dans l'ordinaire. Une histoire vraie, qui a inspiré Eric Toledano et Olivier Nakache. Tout en construisant des scènes efficaces, les réalisateurs sont restés en symbiose avec leurs personnages. Dès l'ouverture du film, Driss et Philippe en font trop : le premier conduit dans Paris comme un braqueur de banque et, quand la police s'en mêle, le second simule une crise d'épilepsie. On peut savourer le punch comique, mais ce que l'humour a de vital compte tout autant : le rire est, ici, salvateur, jusque dans la clownerie.

 

Si l'on croit à la dimension humaine de cette comédie, c'est aussi parce que la belle rencontre que raconte le film est celle de deux comédiens tranquillement exceptionnels, François Cluzet et Omar Sy. Grâce à eux, il passe à la fois dans Intouchables un plaisir fort, jamais forcé, et une sensibilité juste, pudique au fond. Joli coup double.

Frédéric Strauss Télérama

 

CONTRE

 

Ça recommence, alors allons-y une fois de plus : une histoire vraie ne fait pas forcément un bon film. Et ce n'est pas parce qu'il est généreux qu'il est forcément génial. Intouchables ruisselle de bons sentiments, et c'est la barbe ! La barbe, aussi, avec les clichés démagos : le milliardaire paralysé qui n'aime que l'opéra (bien sûr !) et le gars du peuple, pas cultivé mais pétri de bon sens, qui, lui, se tord de rire devant Wagner et l'art moderne qu'il copie avec succès. Ben voyons...

 

S'il y avait du rythme, au moins. Mais non. Au bout de dix minutes, les deux personnages sont clairement définis. Ils n'évolueront plus. Techniquement, c'est la même fadasserie : des champs-contrechamps, à satiété durant près de deux heures. Au secours, Howard Hawks et Frank Capra et, chez nous, René Clair et Michel Deville, chez qui l'invention allait de pair avec la rapidité !

 

Décidément, 2011 risque d'être une sale année pour les fans du cinéma français qui croient encore à la mise en scène. Il y en avait peu dans La guerre est déclarée. Presque pas dans Polisse. Et plus du tout ici. D'accord, on a parfaitement le droit de prôner, désormais, un cinéma où le cinéma n'a plus de raison d'être. Mais alors, il faut se l'avouer et le dire.

Pierre Murat Télérama

  

si le thème du handicap vous touche, je vous invite plutot à découvrir un album jeunesse magnifique, qui traite de la différence avec justesse

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"C’est l’histoire d’un petit garçon pas tout à fait « comme les autres ». Accrochée par un fil à sa main, une petite casserole le suit partout, depuis qu’elle lui est tombée sur la tête sans qu’on sache ni pourquoi ni d’où.

Anatole, il sait faire plein de choses, il aime plein de choses – mais, depuis qu’il a cette petite casserole attachée par un fil à sa main, les gens ne voient plus qu’elle, plus Anatole, ou alors plus qu’elle ET Anatole et le trouvent du coup, lui, bizarre.

Cette casserole qui le suit partout lui complique bigrement la vie : elle se coince, elle le fait tomber, elle l’oblige à mettre deux fois plus d’énergie pour réaliser ce qu’il entreprend. Et puis surtout, elle le rend bizarre aux yeux des gens.

Alors Anatole, il décide de se faire oublier, de se cacher sous sa casserole.

Et tout va mieux. Il n’existe plus aux yeux des gens, il n’est plus bizarre - mais au moins il est tranquille.

Seulement voilà. Parfois il y a des gens qui soulèvent les petites casseroles pour voir ce qui s’y cache. Il y a des gens qui sont capables de voir les Anatole qui veulent être tranquilles en se faisant oublier. Il y a des gens qui savent qu’une petite casserole, ça peut être bien utile si on apprend à s’en servir au lieu de la traîner derrière soi, à se la mettre en bandoulière.

Ces gens-là, ça peut être une maîtresse, un papa - ou une auxiliaire de vie scolaire. Enfin, des gens qui sont là au bon moment, quand on a besoin d’eux. Quand on a besoin d’apprendre à se servir de la petite casserole.

Pas de la faire disparaître, non. Elle est toujours accrochée par un fil à sa main, à Anatole. Mais elle sait se faire plus discrète, ne se coince plus partout. Maintenant, quand Anatole monte dessus, elle l’aide à être plus grand, à voir plus loin" http://dcalin.fr/publications/barthelemy32.html

 

à lire, relire, à faire découvrir et à offrir à tous.....!



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