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Un petit cheval rebelle et son cavalier orgueilleux finissent par faire briller la France au firmament du sport équestre : l'histoire est aussi belle que vraie. Restait, et l'obstacle était de taille, à ne pas en faire un film gnangnan. On pouvait craindre un effet Petits Mouchoirs, larmoyant, dans le scénario signé Guillaume Canet sur la success story du cavalier Pierre Durand et de Jappeloup. Mais le film, au contraire, est d'un classicisme à l'ancienne, élégant et soigné, et n'épargne pas son champion (Canet), buté et manquant de confiance en lui. C'est évidemment Jappeloup qui a le beau rôle... Christian Duguay, réalisateur canadien de séries B, donne aux séquences de compétitions une tension qui tiendra en haleine même les initiés se souvenant des JO de Los Angeles et de Séoul. Le plus surprenant : la scène où le cheval fuit sur l'autoroute après un incendie. Curieusement, elle rappelle celle où François Cluzet zigzaguait entre les voitures sur le périphérique dans Ne le dis à personne. C'est dire l'influence de Guillaume Canet sur le projet.

 Guillemette Odicino Télérama

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